lundi 22 juin 2015

Saint James, cuvée anniversaire 250 ans.


Les Plantations Saint James ont 250 ans. Leader mondial du rhum agricole, la marque martiniquaise a derrière elle une longue histoire. Cette Cuvée Anniversaire 250 ans est limitée à 15 000 exemplaires numérotés. Contenant un assemblage de rhums de 5, 6 et 7 ans, elle propose en bouche des notes épicées et fruitées sur fond boisé. Prix : 29,50€.


La Distillerie Saint-James est une distillerie de rhum agricole de la Martinique située à Sainte-Marie. Elle distille plusieurs types de rhums à partir de la canne à sucre cultivée localement et comporte notamment un musée du rhum. La distillerie appartient à la société Rhums Martiniquais Saint James (RMSJ), filiale du groupe Bardinet.

Le nom Saint-James aurait été celui d'un amiral anglais qui s'installa sur les hauteurs de Saint-Pierre. C'est là qu'en 1765, le Révérend Père Edmond Lefébure, Supérieur du couvent des Frères de la Charité et savant alchimiste, concurrent, de Jean-Baptiste Labat, commence à faire jaillir des alambics un tafia de canne à sucre hautement amélioré, appelée alors Guildive, qui évolue vers un des plus célèbres parmi les rhums agricoles.

La première distillerie Saint-James se trouve sur la route de Saint-Pierre, à Deux Choux, dans une ravine où coule la rivière du Jardin des Plantes.

Le , Yvan de Woeyting, du Journal des voyages, aperçoit des lettres gigantesques qui indiquent Plantations Saint-Jamessur les mornes dominant Saint-Pierre, à la façon des lettres « HOLLYWOOD » au-dessus de la capitale du cinéma en Californie. On peut voir ces lettres sur les cartes postales anciennes de Saint-Pierre.

Suite à l'éruption de la montagne Pelée le , les plantations avoisinant la ville de Saint-Pierre ne sont plus que cendres. Seule la distillerie Saint-James a été en partie épargnée. Elle reprend son activité deux ans plus tard.

En 1959, le Comte Raoul Huraut de Vibraye créé la S.I.C, financée à l'aide des dommages de guerre payés par la République aux investisseurs ayant perdu tous leurs biens en Indochine. Une seconde distillerie Saint-James est alors construite sur l'habitation Acajou (à ne pas confondre avec le domaine de l'Acajou du Rhum Clément), à la Croisée Jeanne d'Arc au Lamentin, là où se trouve aujourd'hui le centre commercial La Galléria. Cette distillerie produit du rhum Grand Arome, c'est-à-dire issu de la distillation du sirop de canne et non pas du vesou. Après que la distillerie d'Acajou soit devenue opérationnelle, la S.I.C procède à l'agrandissement de la distillerie de Saint-Pierre. Deux des moulins et une chaudière à bagasse (provenant d'une autre distillerie inactive située à Rivière-Blanche appartenant aussi à la S.I.C) sont ajoutés aux trois moulins et à la chaudière de Saint-Pierre, ainsi qu'un groupe électrogène Diésel-Alternateur.

Plus tard, la S.I.C doit subir un contrôle fiscal de l'emploi de ses fonds gouvernementaux et est déclarée en faillite. Ses biens sont rachetés et transférés, en partie, à Sainte-Marie sur la côte est de l'île. La distillerie d'Acajou ne survit pas à la faillite de la S.I.C. et celle de Saint-Pierre est fermée et dépecée de son équipement. Ses bâtiments sont toutefois restés en bon état car entretenus par un particulier qui y installe une entreprise de découpe de bois.

Cheers,

F.

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