mardi 27 mai 2014

Armand de Brignac, la magnifique épopée du champagne icône de la maison Cattier.



Non ceci n'est pas une photo des stocks d'or de la salle coffre ultra sécurisée de Fort Knox. Nous somme à Chigny-les-Roses, six pieds sous terre, bien au frais dans les caves de la maison de champagne Cattier. C'est ici que dorment les milliers de bouteilles de la marque Armand de Brignac. Retour sur l'histoire atypique de cette jeune marque de champagne à la rénommée internationale.


Armand de Brignac, l'as de pique pour emblème, est née sous une très bonne étoile. Cette marque a été lancée en 2006. Au départ une idée, une boutade lancée au beau milieu d'un repas réunissant l'équipe de direction de la maison de champagne Cattier. La scène a lieu à l'aube du XXIème siècle : en l'an 2000. Le pari fou de la tablée de convives est la suivante : "Et si nous lancions le champagne le plus cher du monde ?". Rires...

Il faut dire que le domaine de la maison Cattier compte de très belles parcelles bien exposées avec un sol et un sous sol très intéressant. Le cas du clos du moulin en est l'illustration parfaite. Mais produire un champagne cher c'est facile, le commercialiser c'est autre chose !

Mme Cattier-mère rapporte à l'équipe le nom d'un personnage qui sonne bien. Ce nom elle l'a lu dans un roman récemment: "Armand de Brignac". La résonance fait très Sud Ouest, mais les relents aristocratique du nom plaisent au groupe. Le sort en est jeté, ce sera le champagne Armand de Brignac.

Après 6 ans d'études et de mise en place, la marque à l'as de pique est lancée. C'est le printemps. Des caisses sont envoyées à tous les distributeurs de la maison Cattier. Le positionnement de la marque est tenu. Le packaging est clinquant, et à 250€ la bouteille prix de départ c'est un des champagnes multimillésimés le plus cher du marché.

Presque au même moment une polémique fait rage. Le Directeur Général de Louis Roederer Crystal est questionné dans The Economist sur son ressenti face à la popularité de sa marque au sein de la communauté Hip-Hop. Dans l’article titré « Bubbles & Bling », Frédéric Rouzaud voit ses propos mal interprété par la communauté Hip-Hop américaine. Je cite ses propos rapportés dans l'article : « Que pouvons nous y faire ? Nous ne pouvons interdire à ces personnes de l’acheter. Je suis persuadé que Dom Perignon et Krug seraient flattés à notre place ».

En conséquence à ces remarques jugées négatives, les artistes de rap décident de boycotter Louis Roederer Crystal. Jayz, personnage emblématique du milieu, clame par communiqué de presse qu’il ne distribuera plus la marque dans ses enseignes les 40/40 bars-restaurants, et qu’il n’en parlerait également plus dans ses chansons. Je le cite : « Je perçois ses propos comme étant profondément racistes. Je ne supporterai plus aucun de ces produits ni dans ma vie professionnelle, ni dans ma vie privée ».

Automne 2006, Jayz est en déplacement à Monaco pour le tournage de son clip Show me what you got. Il a déjà pu goutter le champagne Armand de Brignac qui est distribué au compte goutte aux Etats-Unis. C'est tout naturellement qu'il  fait venir plusieures caisses de ce champagne à Monaco pour faire la nique à Louis Roederer Crystal dans son clip de rap. La suite vous la connaissez...


Lorsque le clip de Jayz parait à la télévision le distributeur d'Armand de Brignac aux Etats-Unis reçoit  dans la journée 700 mails d'amateurs souhaitant savoir où acheter le champagne du clip de Jayz...

Aujourd'hui le champagne Armand de Brignac est distribué dans 120 pays. Ce champagne est produit à hauteur de 80 000 bouteilles chaque année. Cette incroyable sucess story fait d'Armand de Brignac une marque incontournable  du monde de la nuit.

Cheers,

F.







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