dimanche 15 décembre 2013

Dossier Sauternes : Château Lamothe, grand cru classé 1855.



Située à 40 kilomètres de Bordeaux sur la rive gauche de la Garonne, le château Lamothe fut bâti au XVI siècle en arrière d'un fort mérovingien.

En 1814, J.François de Borie vend Lamothe à un négociant anglais Mr Dowling lequel six ans plus tard s'en défait au profit de la famille Baptiste lesquels morcelèrent le domaine. En 1852, Mr Conseil et Mr Dietz s'en rendent propriétaire. En 1855, le château est classé 2nd cru. Puis en 1882 la famille Dubédat père et fils gouverne Lamothe qui sera à nouveau partagé en 1897.

Au début du XX siècle, deux propriétaires produisent du "Château Lamothe", Louis Espagnet et Joseph Bergey. Puis Mr Bastit Saint Martin rachète Lamothe pour le séparer de nouveau.
En 1961, Mr Jean Despujols achète 8 hectares du Château Lamothe. Depuis 1989 son fils Guy Despujols dirige la propriété.

En 1998 Guy et Marie-France Despujols constituent la S.C.E.A. du château Lamothe-Despujols qui exploite le vignoble et la S.A.R.L. Cave des Lauréats qui assure la vente au détail pour les touristes qui visitent le Sauternais.


L’histoire de la terre de Lamothe remonte à l'époque... mérovingienne.
Le site de Lamothe présente près du vignoble un fortin édifié par les habitants de la région pour se prémunir des invasions sarrasines d'abord, dans les années 730, et ensuite des incursions normandes, entre 846 et 872. Plus tard, lors de la guerre de 100ans cet ouvrage servit de puissante «redoute». Les seigneurs de Fargues et de Budos en étaient les propriétaires. Il fut également utilisé au cours des longues luttes contre l'Angleterre.

"Très bien conservé, cet ouvrage défensif se présente sous l'aspect d'un vaste rectangle formé de digues massives de pierres disposées en remparts, et liées entre elles par un ciment ferrugineux de la plus grande dureté; une couche épaisse de "terre forte", marne, alios et argiles mêlées, recouvre le bâti pierreux. Cette construction a par endroit, 10 mètres de hauteur, et son épaisseur, égale à la base, est un peu moindre au sommet, par suite de la coupe trapézoïdale. Aux angles, des arbres, aujourd'hui énormes, furent plantés à l'origine, afin d'augmenter la solidité en soudant, par les racines, les pans de ces murailles granitiques; sur les flancs, et surtout sur le pourtour, des cèdres puissants et de vigoureux sapins, encore debout, étaient également destinés à consolider cet ouvrage défensif.

Situé sur le crête même d'un coteau très élevé, ce fortin devait représenter jadis un point stratégique de premier ordre pour nos aïeux, si l'on en juge par la disposition accidentée des lieux et par la solidité de la construction, que des siècles successifs n'on pu abattre!"

Cheers,

F.


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