lundi 28 mai 2018

La guerre de la grêle, iodure d'argent terrestre et artillerie celeste.



Une pensée émue pour celles et ceux qui se battent contre l'injustice des cieux qui nous privera encore cette année d'une belle récolte. Une pensée également pour celles et ceux qui suite au gel de 2017 et à la grêle de 2018 ne pourront pas poursuivre leur activité viticole en 2018 faute de trésorerie. La nature est parfois cruelle.

La grêle est une précipitation constituée de grains de glace d’au moins 5 mm de diamètre de densité proche de 0.9 g/cmce qui la différencie de la neige, beaucoup plus légère. Les précipitations solides de moins de 5 mm de diamètre sont appelées grésil. La grêle se forme dans des nuages convectifs, presque toujours des cumulonimbus...
En présence de fortes différences de température entre l’air au-dessus du sol et le sommet de la troposphère (vers 12 km d’altitude), et lorsque les basses couches de l’atmosphère sont riches en humidité, des nuages de convection appelés cumulus congestus et cumulonimbus se développent pour transférer vers le haut le surplus d’énergie de la basse atmosphère. Au sein de ces nuages, des processus microphysiques vont provoquer la condensation de la vapeur d’eau en grêle. Lorsqu’il y a peu de noyaux de congélation dans l’air, les cristaux de glace sont rares et les grêlons deviennent assez gros pour tomber à grande vitesse jusqu’au sol.
Le principe de la lutte contre la grêle consiste à introduire artificiellement dans les nuages des noyaux glaçogènes d’iodure d’argent de façon à augmenter le nombre de cristaux de glace, et à réduire en conséquence la dimension des grêlons : ceux-ci tombent alors plus lentement et fondent en totalité ou en partie avant d’atteindre le sol.
L’ensemencement des orages à grêle est assuré par des réseaux terrestres de générateurs à vortex qui dispersent les noyaux glaçogènes d’iodure d’argent aux racines des courants ascendants des futurs orages. La zone à ensemencer dépendant de la vitesse et de la direction de déplacement des orages, les générateurs sont installés sur de larges zones avec un espacement d’environ 10 km afin de couvrir le maximum de situations. 
Diverses études permettent de comprendre qu’une action isolée et limitée ne pourra pas avoir d’effet sur un orage et que le dispositif devra se faire sur une large zone, même s’il est plus difficile à mettre en place.
Une petite fille m'a dit : "Pourquoi vous ne mettez pas de hauts filets au dessus des vignes ?". Évidence fait loi.
Cheers,
F. 









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