jeudi 25 juin 2015

In Epo Veritas, le Calbar.


 In  Epo veritas. On dit souvent que la vérité est dans le vin. C'est un concept. Mais ici, chez Spiritueux Magazine, on pense que c'est Epo qui détient la vérité sur les bars. Toutes les semaines, notre dame patronnesse de l'ivresse vous ravira avec une chronique sur les bars de la capitale.


Disons le d'emblée, si le concept du Calbar avait été développé avec des femmes, on aurait crié à la beauferie. Sauf que l'objectification de l'homme est encore assez rare pour soulever cris d'orfraie.
Saupoudrez ce concept d'une ambiance tamisée et de cocktail originaux et vous obtenez un endroit branché. Autant le dire tout de suite, le Calbar n'est pas pour toutes les bourses. 

Alors qu'est-ce que ce concept du Calbar ? C'est tout d'abord un endroit exigu, plongé dans une lumière sombre. Et ce sont des serveurs... en caleçon. 

 
En caleçon, certes mais distingués : la chemise noire correctement repassée est de rigueur. Il arrive d'ailleurs qu'une cliente – dont on taira le nom - un brin grisée par le lieu et l'alcool, lâche sans ambages un « Joli Noeud » à l'un des serveurs. Et celui-ci de répondre : « Oui, et le bas est aussi coordonné. Viens voir ! ». Parce que oui, au Calbar, on coordonne nœuds papillons et caleçons. 
 

Mais à part ceci, est-ce que le Calbar a quelque chose à apporter ? Primo, amateurs de houblon, ne prenez pas la peine de traîner vos guêtres dans cet endroit, puisque la seule bière que l'on y trouve, c'est de la Carlsberg à 9 euros la pinte (on évitera ici une métaphore graveleuse quant aux pratiques des membres du Calbar envers les palais appréciant les bières). 

Vous trouverez sur la carte bar: des cocktails et des spiritueux. En antre de la mixologie, le Calbar vous proposera des cocktails composés parfois d'ingrédients que vous ne connaissez ni d'Eve ni d'Adam, apportés dans des petites marmites. A noter que les cocktails se déclinent suivant leur base d'alcool : gin, vodka, whisky, rhum, champagne, tequila. Ce qui laisse un choix tout de même non négligeable. Comptez 11 euros (en moyenne) par cocktail. 

Si vous préférez passer votre tour sur les cocktails, le Calbar vous proposera alors sa carte de Whiskys : plus d'une vingtaine sont à votre disposition et ils vous feront vivre à vos papilles un tour du monde du goût, puisque vous pourrez choisir entre whisky japonais et irlandais, dont les prix varient entre 9 et 40 euros. 

Et si un petit creux vous gagne, vous pourrez, pour une non modique somme, vous délecter de leurs club sandwichs et planches.

En résumé, que retenir du Calbar ? Tout d'abord, ce n'est pas un bar à biture. Si votre ambition est de vous enivrer, il y a fort à parier que votre banquier n'appréciera que peu votre gueule de bois.  Le Calbar est un bar de « connoisseur » qui fait vite oublier la petite tenue des hôtes. 

Cheers,

Epo


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